RPGaDAY 2018 #1

Et donc, voici les réponses aux six premières questions du RPGaDAY 2018 proposées par Laurent et Boris.

1. Qu’est ce que vous aimez à propos des jeux de rôle ?

Laurent – J’aime beaucoup jouer, et j’ai toujours beaucoup aimé jouer. Le jeu de rôle est le seul jeu qui permet autant de liberté en confrontant les participants à autant de défis, quelque soit le rôle que nous occupons. Le jeu de rôle, de l’autre côté du paravent, est aussi l’outil de l’auteur raté… Je suis personnellement incapable d’écrire un roman, voir même un nouvelle, mais ce ne sont pas les idées qui me manque. En fait j’éprouve systématiquement une certaine flegme à tout écrire et transcrire. Le jeu de rôle me permet tout autant de créer ces histoires qui me passent pas la tête, mais aussi de les partager avec mes amis ou des joueurs d’une partie. Enfin, c’est aussi et surtout un jeu où il est possible de trouver mille et une façon de tirer son épingle du jeu : bluff, négociation, diplomatie, interprétation, stratégie, prise de risque, exploitation des règles…

Boris – Le JdR est un objet et un outil culturel puissant, au même titre que la bande dessiné, le roman, la peinture, le théâtre, le cinéma… C’est un carburant à la création et un moyen très agréable de se réunir entre amis autour d’une passion commune. J’apprécie vraiment une œuvre de JdR quand elle est à la fois pratique et belle. C’est une véritable passion pour moi.

2. Quelle est la première chose que vous espérez voir dans un jeu de rôle ?

Laurent – Autre chose que ce que j’ai lu déjà juste avant. Le jeu de rôle est capable de se réinventer, de se réimaginer, il est dommages de se rendre compte que trop d’entre eux paraphrasent d’autres jeux plutôt que d’être originaux. La première chose que j’espère voir ? Du neuf et de l’originalité.

Boris – Une synergie entre le monde, les règles et l’ambiance du livre. Chose assez rare en somme. Mais bon autant mettre la barre haute.

3. Qu’est-ce qui donne à un jeu l’envie de poursuivre sur une longue période ?

Laurent – Depuis quelques années, rien. Je n’ai pas envie de me fixer à un seul jeu pour jouer en campagne : je ne joue plus que très occasionnellement (une fois par mois) et j’anime beaucoup de parties de découverte uniquement sur du one-shot de 2h. Finalement, avec la vie de famille et les obligations professionnelles, s’investir dans une campagne devient contre productif : je préfère diversifier, jouer à ce que j’ai envie plutôt que de m’enfermer chaque mois dans un nouvel épisode d’une longue campagne.

Boris – L’engouement des personnes qui joue avec moi. C’est avant tout un jeu social et si tout le monde s’éclate à la table, autant continuer l’expérience jusqu’à ce que l’un de nous s’en lasse. Cela n’empêche nullement les autres expériences de jeu.

4. Quel a été votre PNJ le plus mémorable ?

Laurent – Hop, je passe sur une question alternative, « quelle a été l’idée de campagne la plus ambitieuse que vous ayez accompli ? »… Alors, ça remonte à la fin des années 90, plongé jusqu’au cou (et jusqu’au fond du porte feuille) dans AD&D2, j’ai lancé une grande campagne un peu sur le pouce au début (seulement un léger fil directeur entre les one-shot qu’on jouait) qui a prit des proportions plus importante. Au final, une vingtaine de PJ ont partagé cette vision des Royaumes Oubliés post-guerre des avatars, où ils ont affronté un descendant de Bhaal, d’anciens émissaires de Myrkul cherchant à faire revenir leur dieu, traversés en long et en large Faerun… et sont partis en quête de pierre magiques permettant de contrôler les dragons. Quelle bonne blague quand j’ai vu Dungeons & Dragons en film ! J’aurais p’tet mieux fait de prendre des notes de toutes les parties pour demander des droits d’auteurs ? N’empêche que, cette campagne jouée avait été moins pire que la vision du film !

Boris – Jarulek, un gnome roublard urbain que l’on a retrouvé partout où on allait. Le fameux opportuniste qui est à la fois opposant, allié. Et qui a fini par devenir un ami du groupe de personnage. Un jours, nous avons eu un joueur occasionnel qui n’avait pas le courage de faire une fiche de personnage. Il a donc jouer le PNJ, lui a donné corps et un background intéressant : ancien militaire, déserteur d’une mission suicide et avec des contact un peu partout dans l’Empire où l’on jouait. Ses trois autres alliées : Crapaud, Silence et Qu’un œil… On se demande quel est l’inspiration du joueur.

5. Quel a été votre PNJ récurrent favoris ?

Laurent – Hop, et encore une question alternative, « quel est le personnage mis à la retraite le plus mémorable » ? Ce n’est pas un personnage que j’ai joué, mais que j’ai fais joué longtemps. Le banquier d’une agent de détectives paranormaux à l’Appel de Cthulhu incarné par l’ami Galack. Perdu dans une équipe qui tenaient plus de la démolition que de l’investigation, il était le seul à se plonger dans les grimoires du Mythe récupéré… Après une bonne dizaine d’aventure et quelques essais de rituels un peu étranges et pervers, il réalisa qu’il changeait peu à peu, il portait le masque d’Innsmouth. Préférant ne pas devenir un danger pour ses compagnon, il demanda à être enfermé dans les caves de l’agence, devenant un conseillé. Il en est devenu en prime un PNJ récurrent sur les aventures suivantes, quand les enquêteurs avaient une question sur le mythe, ils descendant à la cave, dans une étrange bibliothèque cernée par des barreau où une espèce de fou leur répondait parfois par énigmes, mais toujours en échange d’un service plus ou moins avouable…

Boris – La Castafolte ! Dans un RP City Hall, nous croisons toujours femme âgé et son petit caniche, riche héritière qui refuse de se marier pour vivre son art comme elle l’entend. Toujours agréable, qui pousse la chansonnette (le problème c’est quand le MJ tente d’interpréter son chant, un attentat contre nos tympans) et qui a un Crush sur mon personnage… D’abord un personnage anecdotique, c’est devenu un personnage plaisant à croiser qui a presque toujours un lien avec l’intrigue.

6. De quelle façon les joueurs peuvent-ils aider à rendre un monde plus vivant ?

Laurent – En arrêtant d’être uniquement consommateur de la partie ! Un joueur a tout autant à apporter au décors et à la fiction que le meneur, après tout ce sont eux qui sont au centre de la partie, pourquoi le joueur moyen ne cherche-t-il pas à prendre un peu plus de place dans la fiction ? Joueurs, vous n’êtes pas là pour lancer les dés et vous lancer dans des tirades inutiles avec les PNJ qui n’apportent rien à l’univers ni à la fiction, juste vous flatter l’égo parce que vous avez eu le dernier mot sur l’aubergiste de la taverne du coin. Les jeux à autorité partagée peuvent vite devenir un calvaire avec ces joueurs… Récemment à Feng Shui, sur un tour de table, même si j’entends parfois des descriptions dignes d’un film d’action, elles sont généralement suivies de « Je frappe » ou pire encore de « 14 »… Quant à Dungeon World, je m’assure de la présence d’un défibrillateur à proximité maintenant avant de lancer la partie, c’est plus sûr pour pouvoir réanimer un joueur trop « tradi » déstabilisé par trop de liberté sur le décor.

Boris – C’est le travail du MJ qui fait vivre le monde, mais il n’a aucune structure si les joueurs n’interagissent pas avec. Donc, en interagissant avec le monde, les PNJs, proposant des idées nouvelles, des background étoffé… En faisant autre chose que lancer les dès et comparer les résultats en somme. Le Grobillisme c’est bien, mais pas tout le temps.

D’autres réponses ?

En attendant la suite des réponses, voici les réponses d’autres membres de l’association ou d’amis rôlistes du web qui participent au RPGaDAY 2018

Laurent Gärtner

Rôliste depuis plus de 25 ans, j'ai découvert le jeu de rôle à l'époque où L'Œil Noir se vendait en librairie, où Casus Belli publiait SimulacreS et Laelith et où les figurines Ral Partha se vendaient à 10f.

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